20/11/2007

Le retour.

Le retour.
  
Je te retrouve enfin m'amie  
Et toi mon cher septentrion  
Tu m'as manqué je t'ai languie  
Ô toi ma très chère maison  
Et vous faucheux de mon enfance  
Abrités dans la mercuriale  
Vous dont les pattes immenses  
Errent sur les quadrilobes sales  
Oh ! comme j'ai haï cette guerre  
Mouillé dans mon trench-coat usé  
Récrié toute ma colère  
Afin de ne jamais sombrer  
Dans les tranchées, le panthéisme  
Emporte-pièce de ma foi  
Suppliait mon patriotisme  
Oh ! superfétatoire loi  
Hybrider mon âme malade  
Afin de guérir ma raison  
Pour que ma souffrance s'évade  
De cette innommable prison  
Toi forêt blanchie par l'étoc  
Proche de ma chère maison  
Toujours solide comme un roc  
Sauras chasser ma déraison.
Éric Malpas.© 

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Les crayons de couleur.

Les crayons de couleur. 
Avec le crayon bleu je dessine le ciel 
Avec le crayon blanc j'y fixe des nuages 
Avec le crayon jaune je fais un beau soleil 
Avec le crayon vert j'y ajoute des alpages 
Et lorsque j'ai fini c'est presque une aquarelle 
Que mes jolis crayons ont pu rendre réelle. 
Malpas Eric.©  
1970 

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Le printemps.

Le printemps.

 

 

 

 




Le printemps a revêtu son habit de verdure
Et partout dans la nature, tout renaît à la vie
Après un long hiver et ses jours de froidure
Qu'il est doux d'entendre les premiers gazouillis.
Et les premiers bourgeons timorés apparaissent,
Et les premières fleurs, et le premier gazon
Des nids d'oiseaux fébriles que le soleil caresse
Essaiment dans la campagne, jusques à l'horizon.
La frêle chrysalide qui fut longtemps captive
Sort petit à petit du fragile cocon,
Et la métamorphose de la terrible hydre
S'achève par l'éclosion d'un très beau papillon.
De douces mélodies s'élèvent des essaims,
Où des armées entières d'abeilles virevoltent
Et ces milliers de pattes où le pollen est ceint
Passeront-elles de la ruche la si étroite porte?
Les têtards affamés dans les mares verdâtres,
De leurs énormes yeux, cherchent l'insecte mort
Qui sur l'onde huileuse de ces eaux disparates
De son envol, n'a pu prendre l'essor.
Et la vie dans la vie fiévreusement s'installe,
Et après d'effroyables balbutiements
Cette fresque grandiose, secrète comme un charme
Provoque dans la nature un éblouissement!
Un éblouissement de couleurs fantastiques,
Dont les yeux éperdus dans le ravissement
Transportés par l'extase, par cette oeuvre biblique
Comme ensorcelés se ferment lentement.
Et dans le frais murmure de la nuit qui s'avance
Une petite brise par son souffle léger,
Transporte les odeurs de cette renaissance
Merveilleux parfums du printemps qui renaît,
Dans l'atmosphère ivre de toutes ces essences
Mélange éphémère d'un instant mordoré.
Printemps saison de la magnificence,
Tu es comme une mère qui attend son premier né.

 

 

 

 




Éric Malpas. ©

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