20/11/2007

Je ne sais pas pourquoi.

Je ne sais pas pourquoi.




Je ne sais pas pourquoi mon papa crie sans cesse !
Et pourquoi ma maman, crie aussi fort que lui !
Mon corps est recouvert de plaies qui ne se sèchent
Qu'après beaucoup de jours, et presque autant de nuits.

Pourtant je suis poli respectueux et sage
Et j'écoute toujours, ce que l'on me dit !
J'apprends bien mes leçons, j'ai beaucoup d'images
Que j'accumule en classe, C'est normal j'étudie !

Lorsque je serai grand, je veux être psychiatre
Pour soigner les papas et les mamans qui crient
Éduquant leurs enfants, à grands coups de matraque
En leur disant : "Tu vois, quand on n'est pas gentil !".

Mais de longues années de souffrance m'attendent
Avant de pouvoir dire, cet enfer est fini !
Mon destin avec moi, ne veut pas être tendre
Mais moi je ferai tout, pour lui gâcher la vie !

 

 

 

 




Éric Malpas. © 

15:30 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le vase.

Le vase. 
Richement décoré de rubis et d'opales
Un vase est exposé sur un beau guéridon
Juché en haut d'un superbe pied d'estale
C'est le plus bel objet d'une grande maison.

Modestes sont ses formes mais grande est sa beauté
Mélange harmonieux de teintes embrassées
Pêle-mêle mêlées par les mains aguerries
D'un expert joaillier et maître en poterie.

Il a traversé le temps sans s'éroder
et a dû accueillir de très nombreux bouquets
Car son fond est couvert d'une épaisseur blanchâtre
Signe de la présence de calcaire et de tartre.

Même dans la pénombre il capte les rayons
Du soleil qui traverse jalousies et persiennes
Et ses pierres précieuses éclairent le salon
D'une douce lumière enivrante et sereine.

Est-ce un vase Romain Etrusque ou bien Grec
personne ne le sait et il reste un mystère
Car sa morphologie n'a aucun lien avec
Toutes formes connues fabriquées sur la terre.

Moi je sais d'où il vient ce vase fabuleux
Il vient d'une planète perdue dans les étoiles
D'une autre galaxie ignorée de nos yeux
Très bien dissimulée derrière un large voile.



Éric Malpas. ©

15:26 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le fou.

Le fou. 
Dans une camisole emprisonnant sa rage
Marmonnant d'interminables phrases entre ses dents
Un homme, accroupi dans le fond d'une cage
Jetait vers nulle part des regards inquiétants.
Dans le coin de ses lèvres une écume blanchâtre
Par saccades jaillissait comme l'eau d'un torrent
A ses pieds, coulait une flaque jaunâtre
Qui se dirigeait vers d'immondes excréments.
Une heure se passa, l'homme redevint calme
Mais il me regardait dans les yeux fixement
J'étais très mal à l'aise, et j'avais un peu peur
Car le regard d'un fou est très impressionnant !
Je n'osais pas parler, je n'osais pas bouger
Et sur ma peau mes poils se hérissaient
Et plus le temps passait et plus j'étais inquiet
Je me sentais par ce regard, comme hypnotisé.
Comment allais-je faire pour me sortir de là ?
Je n'aurais jamais dû venir dans cet endroit !
Et toujours ce regard que je sentais si proche
J'avais des sueurs froides, c'était vraiment atroce !
Je sentais le pouvoir de cet homme grandir
Un pouvoir démoniaque, terriblement puissant
J'étais horrifié je ne pouvais rien dire
J'étais redevenu un tout petit enfant !
Soudain, j'entendis une porte s'ouvrir
Un homme en blouse blanche s'arrêta devant moi
Et je m'entends encore lui dire je veux partir!
Vite vite il faut que je sorte de là !
Souvent je revois le regard de ce fou
Mais avec le recul, je me dis en moi même
Qu'un sentiment comme la peur peut rendre floue
La véritable image que le cerveau modèle !
J'avais été victime de mon imagination
Et ce pauvre être seul n'était pas un démon
Seulement un pauvre diable ayant perdu la tête
En prise chaque jour à d'immenses tempêtes !



© Éric Malpas.

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