20/11/2007

Le passage.

Le passage.




Comme une bête blessée agonisante
Seule sous un soleil cruel je meurs
Je me laisse emporter par un tourbillon
Et je revois ma vie avec ses joies ses peines
Et je cours vers une lumière qui fuit devant moi.

Encore un instant une trêve que j'implore
Mais tout est fini la nuit descend lentement
Puis... plus rien
Et mes rêves s'enfuient de ma mémoire
La lune est déjà présente dans le ciel
Bizarre cette Lune qui me regarde fixement
Elle a la fixité de l'immense néant
Qui écorche la vie dans ses serres d'acier.

Non je ne veux pas le tube dans la bouche
Je ne veux pas non plus le drap sur mon visage
Pas plus que que les pleurs qui m'entourent
C'est fini dit une voix dans le lointain.

Et je sens une douceur m'envahir légère
Mon corps s'élève doucement et tournoie
Et une chaleur me pénètre
Je reste suspendu dans les airs
Tandis que j'entends le son d'un premier cri.

 




Éric Malpas.©

16:12 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Réveillon ce soir?

Réveillon ce soir ?

 




Les frigos sont pleins à craquer
Le champ est dans la cave
Il attend, derrière les fagots
A côté du bordeaux de LIDL.
Ce soir c'est la fiesta !
Monsieur, madame ! il faut sortir
Les beaux habits et les chaussures
Vernies !
Vernies ? pas la peine, le simili cuir
Fera l'affaire !
Il faut les user les chaussures d'AUCHAN
Qui ont déjà fait cinq réveillons !
Au menu, comme d'hab !
Mousse de canard, oeufs de Lompe, pinces de crabe
En promo,
Quoi la langouste ?
Non pas la langouste, les bâtons de surimi ça
Suffira!
Et le foie gras ? pas ici !
Le champagne, oui cette année pas de mousseux !
On innove !
C'est bien la tombola à l'épicerie du coin.
Cette année on a gagné deux fois !
Et puis entre nous, pas de tralala...
Les voisins eux, partent faire le réveillon à Ibiza
A oui ! en Autriche !
Comme ils ont de la chance !
Nous après, on ira voir le dernier
Walt disney ou le pixar !
Et vous, réveillon ce soir ?

 




Éric Malpas.©

16:09 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

À fleur de peau.

À fleur de peau.




Mon âme de poète ne peut pas supporter
La violence, la haine, et la vulgarité
C'est pour cela que j'aime le silence
qui efface les traces de toutes ces offenses.

J'aime les grands espaces, j'aime la liberté
Je bannis les ghettos de ces grandes cités
Qui font pousser comme dans une serre
Artificiellement : Des démons, des vipères !

La drogue, la luxure, incendies de voitures
Font tous les jours, la une des journaux
Les forces de l'ordre, dans ces jungles obscures
Ne s'enfoncent jamais, la nuit, dans ces tombeaux !

J'aime la modestie et la simplicité
Et vraiment pas du tout, et en particulier
Les gens qui étalent en public leur richesse
Signe évident ; d'une énorme faiblesse !

Mon esprit de poète ne peut pas digérer
Tous ces individus se prétendant prophètes
Jouant sur la faiblesse, sur la crédulité
Seul compte le profit faisant vivre leur secte !

L'être humain, est devenu un chancre !
Et sa bouche empestée, vomit un épais pus
Toujours insatisfait ! Mais quand donc diantre ?
Prendra t-il conscience qu'il est encor tout nu !

 




Éric Malpas.©

15:53 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |