20/11/2007

Noël.

Noël.




Les monts sont recouverts d'un blanc manteau neigeux
L'hiver règne en maître sur la terre et les cieux
Et les dernières feuilles se balancent au vent
Sous un soleil blafard timide et mourant.

Près de la cheminée, un sapin magnifique
Projette les lumières de ses feux électriques
Éclairant la pénombre où repose un enfant
Dans un berceau d'osier décoré de rubans.

Et l'âtre qui rougeoie par ses flammes ardentes
Réchauffe le logis de sa douce chaleur
L'atmosphère est paisible, et ce beau feu qui chante
Fait naître dans le coeur, un immense bonheur.

Des jouets sont posés au pied du beau sapin
Là, une jolie poupée, plus loin un joli train
Mais déjà on s'affaire, on prépare les plats
Car Noël en famille, c'est d'abord un repas.

Il faut ouvrir les huîtres faire dorer la dinde
Et décorer la table de beaux rameaux de houx
Sans oublier bien sûr le foie gras le vin doux
Le champagne et la bûche et du bon thé de L'inde.

Et lorsque tout est prêt et que Noël rayonne
Que les yeux des enfants sont bien écarquillés
Par la vue des cadeaux si longtemps convoités
Le bon père Noël, au rire s'abandonne.

Et de sa voix puissante, il entonne un chant
Un chant rempli d'amour qui monte vers les cieux
Et là-haut, tout là-haut l'immense firmament
Laisse apercevoir le doux regard de Dieu.

 




Éric Malpas.©
25/12/2006

16:22 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mort en mer.

Mort en mer.




Les vents sont apaisés, calme et silencieuse
La nuit a dans l'air bleu répandu ses diamants
La mer incline au loin sa courbe harmonieuse,
Miroir qui réfléchit les cieux étincelants.

Livre à l'amour ton coeur, et ton âme à l'extase
Ce soir, l'océan voit la plus belle des nuits
La lune, à l'horizon dans ses voiles de gaze
Sourit comme Alitia sur le bord de son puits.

Ô ténèbres, sommeil, ô nuits du nouveau monde !
Mystérieux hymen de la terre et du ciel
Baisers purs de la lune et de la mer féconde,
Comme ceux d'un enfant sur le sein maternel.

Ô mer ! ô firmament ! vous troublez mon coeur d'homme !
Espaces inconnus où le regret se perd,
Où la pensée avide, abandonnant l'atome,
Dans ses bras impuissants veut saisir l'univers.

Et mes yeux éblouis, sont le centre d'un monde !
Perçant avec effroi l'azur clair du zénith,
Je porte mes regards où se perdrait la sonde,
Et demande à l'abîme où l'océan finit.

Quel est celui dont l'oeil peut fixer sans vertige
L'énigme déployée sur le seuil éternel ?
Sans un trouble divin, qui peut tenter... que dis-je ?
Violer le secret de l'acte originel !

Quand la terre naissante a tressailli d'ivresse,
Quand l'astre prit sa course à travers le chaos,
Quand vers Dieu s'éleva comme un cri d'allégresse
Quand l'axe s'ébranla sous les mondes éclos.

Ô nord ! astre glacé, ton regard immobile
Pour un monde éloigné luit éternellement
Oh! dis-moi, que de fois sur cette mer tranquille
Tu vis les flots gonflés bondir en rugissant ?

Que de fois, tu les vis, aux heures de la foudre
Des vaisseaux naufragés s'arracher les débris
Quand l'espoir renaissait, les briser et les moudre
Et rouler leurs sillons sur les géants meurtris.
Cruel destin ! tu luis sur l'épave tremblante
Sur le bois solitaire où se brisent les flots,
Et souvent, éperdue, une voix frémissante
T'invoque, ô toi l'espoir de tous les matelots !

Quand eut neuf fois grandi le croissant de la lune
Tu vis le trépassé s'élever à minuit,
Percer le flot d'acier, et sous la pente brune
Redescendre la vague et surnager sans bruit.
Dis-moi, surtout dis-moi si son âme immortelle
Dans cette nuit funeste a pu monter vers toi ?
Si dans ton univers, l'existence nouvelle
A pu récompenser son espoir et sa foi ?

Dis-moi si pour toujours ces terres que j'ignore
Et qui tournent sur toi comme sur leur soleil,
Attendent comme nous une nouvelle aurore ?
Si les âmes des morts espèrent un réveil ?
Éclaires-tu des coeurs qui aiment et qui pensent
Des êtres qui vers nous exhalent leurs soupirs,
Dont les rêves d'amour, ainsi, vers vous s'élancent
Et qui des jours premiers gardent des souvenirs ?

Ont-ils pu traverser les ténèbres profondes
Qui séparent les cieux de notre humanité ?
Ont-ils sondé l'abîme où descendent les mondes
Et ces bords ignorés où dort la vérité ?
Leur front est-il pétri d'une plus pure essence ?
Ont-ils reçu du ciel la vie et la douleur ?...
À l'heure du trépas, quelle est leur espérance ?
Oh ! la nuit incertaine environne mon coeur!

Âme qui fuit là-bas, vers la voûte attendrie,
Toi qui connus si tôt le mal et le malheur
Où vas-tu? dans quel ciel te prosterner flétrie
aride et gémissante aux pieds du créateur ?
Écoutez sur les flots la harpe douloureuse
Si douce et si cruelle au coeur qui la comprend
Les vents sont apaisés, calme et silencieuse
La mer couvre son sein de ses pleurs de diamant.

Abandonnez mon coeur, souvenirs de la terre
Rayons du coeur ému, rayons à peine éclos
Montez, montez toujours, importune matière
Le ciel s'ouvre pour moi, tombe vers le chaos !
Voici, l'âme agrandie a rempli la nature
Et sa subtile essence a perdu son milieu,
Elle goûte déjà l'existence future
Et son rêve a conquis les domaines de Dieu.

Dans ton sublime élan monte à ton origine
Mortel, ton front pensif heurte à l'éternité,
Viens abreuver ton coeur à la source divine
Passe de l'esclavage à l'immortalité !

 




Éric Malpas.©

16:19 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La femme infidèle.

La femme infidèle.




Un homme n'étant plus tout jeune
Un jour se maria
Avec une très belle femme
Je ne vous dis que ça.

Elle avait la cuisse friponne
Et bien entendu
Les jeunes mâles de la fraîche pomme
Étaient éperdus.

Et tous les soirs à la même heure
Ils étaient tous là
Avec de beaux bouquets de fleurs
Et bien plus que ça.

Un jour son mari découvrit
Le pot aux roses
Et d'une voix stupide dit
Oh! non pas ma rose.

Pourtant il ne lui donna pas congé
Car entre deux amants
De temps en temps il pouvait toucher
Ses petits seins blancs.

En se disant qu'un jour peut-être
Peut-être qu'un jour
La coquine repue de conquêtes
L'aimerait toujours.

 




Éric Malpas.©

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