19/11/2007

L'adieu au franc.

L'adieu au Franc  
En l'an de grâce mille trois cent soixante  
Jean deux, roi de France prit la décision  
De faire frapper le premier Franc de France  
Le Franc à cheval, pour payer la rançon  
Qu'exigeait à l'époque Edouard trois d'Angleterre  
Le retenant captif dans ses geôles austères  
Le roi pour être libre, avait donc ordonné  
De faire fabriquer l'historique monnaie.  
Quelques années plus tard, son fils Charles cinq crée  
Le Franc sans sa monture nommé le Franc à pied  
Qui vécut et régna pendant deux cent dix ans  
Jusqu'à ce que Henri trois, frappe le Franc d'argent  
Et puis un temps d'oubli, car les fameux louis  
Que le roi Louis treize en France introduisit  
Portant sur une face l'effigie du monarque  
Traversèrent le temps jusques à Bonaparte.  
Le consulat fit naître au coeur de sa pagaille  
Des trois consuls régnants, le Franc germinal  
Qui à peine né, tout juste un an après  
Par le Napoléon se faisait écraser  
Dans la France occupée, le Franc fut remplacé  
Pour une large part par la monnaie teutonne  
Le Mark était alors, la monnaie des français  
Et le franc n'était plus que l'ombre d'un fantôme.  
Bien des années plus tard, naquit le nouveau Franc  
Car la France vivait un profond changement  
Déjà à l'horizon se profilait l'Europe  
Et dès lors, il fallait une monnaie plus forte  
Ô Franc tu as bercé l'histoire de la France  
Et ta longue existence s'achève aujourd'hui  
Bienvenue à l'Euro, symbole de puissance  
De vingt sept nations membres formant un grand pays.  
Éric Malpas.

16:09 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

À Charles Baudelaire.

À Charles Baudelaire 
Que vos fleurs maladives s'épanouissent encor 
Et que vos nuits superbes, ô fabuleux trésor! 
Séduisent et enchantent jusqu'au petit matin 
De leurs plus beaux accords, nos rêves libertins. 
Vous fûtes un génie du vice de la luxure 
Et toutes vos charognes et vos caricatures 
Dans le vil despotisme de l'univers inquiet, 
Semblaient d'un même pas marcher à vos côtés. 
C'est la nuit, que votre inspiration 
Prenait toute sa force, toute sa dimension 
Gonflée comme un ventre rempli d'exhalaisons 
Puis d'un seul coup, vos crachats étaient mûrs 
Ramollissant ainsi votre abcès qui moins dur, 
Laissait sourdre votre génie et votre humanité. 
Oh! cerveau inquiétant, tu en as rempli des pages! 
Oh! monstre repoussant, au visage voilé 
Les feux de tes visions étaient profonds et sages 
Mais certains ignorants, censurèrent leur rage! 
Votre maître et ami Théophile Gautier 
Peut-être fier de vous surdoué de la rime 
Jamais votre muse ne vous a abandonné 
Même quand celle-ci, était bien maladive. 
Horreur! tout était réuni pour ouvrir le tombeau! 
Et faire naître les faunes de vos rêves 
Dans la blancheur légère des voiles sur la grève, 
Et la pâle clarté du jour à peine éclos. 
Grand parmis les puissants, vous étiez partagé 
Entre l'amour des uns, et le mépris des autres 
Beaucoup voyaient en vous l'idole idolâtrée 
Les autres un démon infâme et despote. 
Plaines de vos passions, plaintes de la raison 
Vous n'eûtes pas l'existence facile! 
Aujourd'hui sur ces plaines, pousse le frais gazon 
Car vos oeuvres enfin! sont devenues dociles. 
La critique à l'époque, ne vous a pas compris 
Vous qui vouliez élever les esprits 
Mais malheureusement ces monstres rabougris 
Manquaient d'intelligence pour voir votre infini. 
Les fleurs du mal, voilà votre combat! 
Le spleen et l'idéal sinistrose inquiétante 
Durant toute la vie, elle a suivi vos pas 
En s'immisçant en vous, oh! déroute navrante. 
Mais dur comme le roc vous avez résisté 
Aux assauts répétés des armées de chimères 
Et malgré leurs efforts, perfide illusion, 
Vous sortîtes vainqueur de ce noir cimetière! 
Styx ô fleuve des enfers! 
Donne l'invulnérabilité à ce prodigieux nom 
Et chasse loin de lui, la flèche si perfide. 
Et toi Zeus dieu de la voûte lumineuse 
Arme son bras de prodigieux éclairs 
Afin qu'il puisse mettre en pièces ses détracteurs, 
Avec l'aide puissante de ta farouche foudre! 
Que vos fleurs maladives s'épanouissent encor 
Vous mon cher Baudelaire, aux messages si forts! 
Et que votre âme transportée dans les cieux étoilés 
Redescende sur terre pour que vous reviviez 
Dans l'esprit et le corps d'un enfant de génie 
Amoureux de la vie et de la poésie 
Philantrope aimant l'humanité entière 
Et chassant ici bas jusques dans leur repaire, 
Les démons et les chancres de la stupidité 
Afin que vos blessures soient à jamais pansées! 
Malpas éric. © 

16:02 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2006

Extraits de textes de mon premier recueil de poèmes (Les orages et les beaux jours).

                     Ô TORRENTS! Ô FORÊTS

 

 

           Ô torrents! Ô forêts! Ô retraites profondes

           Ô espaces vitaux qui attendez tapis

           Loin des bruits des cités les âmes vagabondes

           Venant se fondre en vous chers coins de paradis

 

 

           C'est loin des grandes villes que l'esprit se retrouve

           A l'état de nature nu comme un nouveau-né

           C'est loin de la cohue furibonde et absurde

           Que l'être humain voudra toujours aller

 

 

           Ô rivages lointains du ventre maternel

           Ô sein gorgé de lait Ô très chère mamelle

           Pourquoi faut'il qu'un jour notre propre destin

           Loin de toi nous arrache et ailleurs nous appelle

 

 

           Cherchons dans la nature ce ventre disparu

           Cet amour maternel Ô douceur angélique

           Ô torrents! Ô forêts! chants d'oiseaux éperdus

           Que ne cesse jamais votre belle musique

 

 

 

                                    LE FRANCE

 

 

            Nous avions un joyau il s'appelait le France

            Capable de croiser sur tous les océans

            Paquebot prestigieux de notre chère France

            Dans le coeur des français il est toujours présent!

 

 

            Egal au panthéon et à l'arc de triomphe

            Semblable à versailles éblouissant palais

            Son nom à fait vibrer les plus grands de ce monde

            Car c'était un vaisseau unique inégalé!

 

 

            De nos jours le France s'appelle le Norway

            Et cela fait longtemps qu'il quitta Saint-Nazaire

            Vers d'autres horizons un jour il est allé

            Mouiller dans d'autres ports vaincu et solitaire!

 

 

             Nous n'oublierons jamais ce paquebot mythique

             Qui n'aurait jamais dû être abandonné

             Aujourd'hui il est loin nous sommes nostalgiques

             Mais dans nos souvenirs il ne mourra jamais!

 

 

                                      SIMILITUDES

 

            Avez-vous remarqué lorsque le jour se lève

            Tout est calme et puis imperceptiblement

            Les bruits naissent et la nuit qui s'achève

            Laisse la place au jour inexorablement !

 

 

            Cela se fait sans trêve sans aucun artifice

            Tout simplement et c'est ainsi depuis toujours

            Une à une les pierres construisent l'édifice

            Et il en est de même pour la nuit et le jour !

 

 

            Avez-vous remarqué que la mer le matin

            Ressemble à un miroir à l'apparence huileuse

            Alors que vers le soir ses reflets de satin

            Se changent en une image déformée et houleuse !

 

 

            Ces exemples résument en un seul mot la vie

            Lorsque l'on vient au monde c'est le jour qui se lève

            Et puis le temps passant on aperçoit la nuit

            On sait que l'on est vieux c'est la vie qui s'achève!

 

 

                  MES RÊVES ENFANTINS

 

 

    Lorsque j'étais enfant souvent je m' evadais

    Très loin vers des contrées magiques et féeriques

    J'étais bien dans ces lieux emplis de bonnes fées

    Riant avec des nains aux couleurs fantastiques

 

    Et ces petits bonhommes joyeux et sympathiques

    Me donnaient des bonbons comme eux bariolés

    Je les voyais en songe et toutes leurs mimiques

    N'ont pas pris une ride malgré le temps passé

 

    Lorsque j'étais heureux ils faisaient des grimaces

    Et lorsque j'étais triste ils faisaient tous la moue

    Lorsque j'étais fiévreux ils posaient de la glace

    Sur mon petit corps frêle sur mes brûlantes joues

 

    Et ces contrées lointaines respiraient le bonheur

    On vivait dans les rires on ignorait les pleurs

    C'était des endroits merveilleux idyliques

    Remplis d'amours profonds éternels et mystiques

 

    Aujourd'hui j'ai grandi mais je reste attiré

    Par ces rêves enfantins tenaces en mon âme

    Et même si leurs feux ont céssé de brûler

    dans mon coeur j'en conserve les magnifiques flammes !

 

 

                            CHEZ L'ANTIQUAIRE

 

 

        C'est un endroit magique mystérieux sympathique

        Où des milliers d'objets attendent patiemment

        Pêle-mêle amoncelés sous la poussière antique

        Ô fragiles objets que vous êtes charmants

        On y trouve de tout des vieilles porcelaines

        Des fichus de grands-mères des poupées de chiffon

        Des fers à repasser des bouchons des bouteilles

        Et de très vieilles étoffes où sont peints des griffons

        Il y a des tableaux dans l'ombre qui sommeillent

        Des vieux poêles à bois sentant la suie ancienne

        Des cuillières des verres de la belle vaisselle

        Des fourchettes usées et des tapis de laine

        Et dans ce fouillis de vieilles vieilleries

        Les objets les plus modestes côtoient les pierreries

        Opales diamants améthystes et rubis

        Cela paraît absurde et pourtant c'est ainsi

        Il y en a pour tous les goûts

        Babioles banales meubles en acajou

        Tapis orientaux vieilles lampes à bec

        Alambics serpentins et collections d'insectes

        C'est un monde à part où le rêve est roi

        On sent beaucoup d'odeurs et on se sent chez soi

        J'aime bien cet endroit car il me réconforte

        Mais l'illusion disparaît quand j'en franchis la porte

        C'est un endroit magique mystérieux sympathique

        Où des milliers d'objets attendent patiemment

        Pêle-mêle amoncelés sous la poussière antique

        Ô fragiles objets que je vous aime tant

 

 

            LES VARIATIONS DE LA COMMUNICATION

 

 

             Les grands auteurs ne savent pas parler

             Les beaux parleurs ne savent pas écrire

             Les plus grands maux restent toujours muets

             Et les beaux mots sont difficiles à dire

             C'est pour cela que l'expression humaine

             Par la chanson ou bien par le poème

             Livre plus facilement ses états d'âme

             Artificiellement comme un parfum de femme

 

 

                         

 

 

                    

             

              

        

                     

 

 

            

 

 

        

        

        

       

 

 

 

                    

                   

 

 

               

            

 

 

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            

 

 

 

 

 

 

18:56 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |