20/11/2007

Je suis né comme ça!

Je suis né comme ça!
  
Je suis né comme ça, je sais j'ai pas de bras  
C'est un éclat d'obus qui m'a fait ça.  
Mais rassurez-vous je ne m'attriste pas  
Parce-que je sais qu'il y a pire que moi.  
Je mange sans les mains, ça ne m'inquiète pas  
Car ce sont mes orteils qui ont remplacé mes doigts.  
Je suis en vie et c'est cela le principal  
Même si quelquefois, je n'ai pas le moral.  
Mon pays est en guerre depuis que je suis né  
Et j'aimerais qu'un jour, ce soit enfin la paix.  
Alors enfants du monde ne vous plaignez pas trop  
Car même si il pleut, chez vous il fait très beau.  
Je suis né comme ça je n'ai pas eu de chance  
Mais je ne suis pas seul à souffrir en silence.  
Malpas éric ©  

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Tu comprendras ce qu'est l'amour.

Tu comprendras ce qu'est l'amour. 


Si tu dois par ton comportement, outrager tes semblables ; alors meurs sur-le-champ !
Si tes désirs peuvent te faire aimer, pour regarder d'un oeil attendri l'existence, en enlevant de ton esprit les mauvaises pensées, ourdies dans le silence, et n'entendre que l'écho cristallin épuré de tous tes vices, et... qu'un chant d'oiseau fasse tressaillir ton coeur ; alors vis !
Mais ne te fourvoie pas !
Sois sûr de ta démarche !
Sois sûr de tes paroles, de tes actes ; et de ton âme !
Sois cet enfant, qui se pâme devant un bouchon de liège ; emporté par l'onde légère d'un ruisseau.
Sois le souffle imperceptible du vent, venant caresser la cime des grands arbres, bien avant que naisse l'ouragan ; mais... ne t'égare pas !
Cherche dans le désert, cette vitale goutte d'eau qui te permettra de subsister, et de continuer ta route. Alors, dans un éblouissement venu du fond des âges ; toute l'humanité t'apparaîtra !
De toutes tes forces, prêche le bien !
Ne sois pas comme le commun des mortels, qui ne pense qu'à détruire !
Sois ce parfum raffiné, qui enivre et qui charme la narine !
Sois cette fleur qui pousse, et qui s'épanouit aux premières chaleurs de l'astre du jour !
Alors... tu comprendras ce qu'est l'amour!!!

 

 





 

Éric Malpas.©  

11:37 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le temps était superbe.

Le temps était superbe
Le temps était superbe, et l'été rayonnait 
En ce jour du six août mil neuf cent quarante cinq 
Des milliers de personnes encore alitées 
Hélas! ignoraient tout, de leur sombre destin. 
Quarante trois secondes pour produire l'horreur 
Quarante trois secondes où le monstre d'acier, 
Largué d'Énola Gay perdu dans les nuées 
Allait semer la mort; et son lot de malheurs. 
Un bruit assourdissant se propagea dans l'air 
Et un souffle puissant s'étendit sur la terre 
Dans l'hôpital Shima, une boule de feu 
Naquit de Little Boy qui descendait des cieux. 
Soixante quinze mille âmes périrent 
En un instant: Femmes, hommes, vieillards, enfants 
Victimes silencieuses de cette folie ivre; 
Mettant ainsi un terme au projet Manatthan. 
Ô toi Genbaku dôme, tu pleures en silence 
Sur ce vil génocide et sur Hiroshima 
Ton jardin de la paix, symbole d'espérance 
Chuchote dans le vent: Humains, plus jamais ça! 
Le temps était superbe et les oiseaux chantaient 
Les enfants dans les rues riaient et s'amusaient 
Les couples amoureux, s'embrassaient tendrement 
Mais Little Boy Hélas! brisa l'enchantement. 
Éric Malpas. © 

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