20/11/2007

Malheur à celui qui n'a jamais aimé!

Malheur à celui qui n'a jamais aimé !

 




Ô vous, dont les beaux vers ont un accent si doux
Dont le coeur, emporté par des flots de tendresse
À chaque mot qui fuit se plaint du temps jaloux
Vous voulez qu'à votre âme enfin je me confesse.

Ainsi quand le passé s'est endormi pour nous
Que l'amour épuisé repose en sa tristesse,
Quand l'avenir trop lent ne tient pas sa promesse
L'amitié seule à droit de les réveiller tous.

Dans tous les coeurs brisés l'amour cache un mystère
Le présent vient vers eux courbant son front sévère
Et pose un doigt discret sur son flanc ranimé.

Amis, l'amour nous donne un bonheur éphémère
À notre âme parfois la sève en est amère
Mais malheur à celui qui n'a jamais aimé !

 




Éric Malpas.©

16:48 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pourquoi es-tu partie?

Pourquoi es-tu partie ?

 




Un quai de gare
Il est minuit dans ma vie
Et les rayons du soleil
S'enfuient de mon âme.
Mon coeur est amer
et mon esprit s'enflamme !
Pourquoi es-tu partie?
Un gouffre s'ouvre sous mes pieds
Et je m'enfonce, et je m'enlise
Tout est fini ?
N'y a t-il pas de pardon !
N'y a t-il pas de répit !
Pourquoi es-tu partie ?
Je ne verrai jamais tes rides
Ni dans une heure, ni dans vingt-ans
Que cela cesse! obsession de toi
Partir oublier qu'importe!
La trame de l'histoire est déjà
Consommée, et notre amour ?
Consumé ?
Je n'ose le croire et je fuis !
Loin, très loin vers le passé
Notre passé, où heureux
L'ombre ne planait pas sur nous !
L'ombre d'une autre ombre !
Et d'elle, je suis jaloux !
Un quai de gare
Où sont les trains ?
Où est ton train !
Pourquoi es-tu partie ?
Dis...
Pourquoi...
Es...
Tu...
Par...tie... ?

 




Éric Malpas.©

16:45 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Un enfant.

Un enfant.




Un enfant tend la main
Vers quoi ? Vers qui ?
Il est là, assis sur un trottoir
Proche d'un bar, où des voix s'élèvent
Vers nulle part car...
Inaudibles, et cruellement lointaines !
Impersonnelles comme la misère,
Qui le meurtrit.
Il a faim il a froid et...
Son petit corps grelotte
Mais tout le monde s'en fout !
Ses yeux énormes : Regardent, observent
Ce monde qui l'entoure et qui l'ignore.
Juste une petite pièce
Madame, monsieur, s'il vous plaît ?
Le macadam l'inonde de sa froide indifférence !
Indifférence qui se joue
De sa conscience car...
La souffrance l'assaille !
Le blesse, le broie, le tue
Inexorablement !
Comme il voudrait... mourir ! mourir !
Pour ne plus voir, ne plus entendre
Surtout, pour ne plus voir !
Cruelle boue humaine qui se tait !
Qui ne sait rien!
Un jour de plus à espérer
Un croûton, un vêtement ou alors...
Une toute petite pièce de monnaie ?
L'enfant s'est levé
Il prend son baluchon et,
Commence à marcher.
Soudain, il tombe et il tombe encore
Sous le regard indifférent
D'une humanité qui a oublié
De l'aimer comme un enfant
Tout simplement !
C'est la faute au tout petit trou
Que parfois on regarde
Lorsqu'on enlève son pantalon.

 




Éric Malpas.©

16:42 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |