20/11/2007

Un enfant.

Un enfant.




Un enfant tend la main
Vers quoi ? Vers qui ?
Il est là, assis sur un trottoir
Proche d'un bar, où des voix s'élèvent
Vers nulle part car...
Inaudibles, et cruellement lointaines !
Impersonnelles comme la misère,
Qui le meurtrit.
Il a faim il a froid et...
Son petit corps grelotte
Mais tout le monde s'en fout !
Ses yeux énormes : Regardent, observent
Ce monde qui l'entoure et qui l'ignore.
Juste une petite pièce
Madame, monsieur, s'il vous plaît ?
Le macadam l'inonde de sa froide indifférence !
Indifférence qui se joue
De sa conscience car...
La souffrance l'assaille !
Le blesse, le broie, le tue
Inexorablement !
Comme il voudrait... mourir ! mourir !
Pour ne plus voir, ne plus entendre
Surtout, pour ne plus voir !
Cruelle boue humaine qui se tait !
Qui ne sait rien!
Un jour de plus à espérer
Un croûton, un vêtement ou alors...
Une toute petite pièce de monnaie ?
L'enfant s'est levé
Il prend son baluchon et,
Commence à marcher.
Soudain, il tombe et il tombe encore
Sous le regard indifférent
D'une humanité qui a oublié
De l'aimer comme un enfant
Tout simplement !
C'est la faute au tout petit trou
Que parfois on regarde
Lorsqu'on enlève son pantalon.

 




Éric Malpas.©

16:42 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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