20/11/2007

Le printemps.

Le printemps.

 

 

 

 




Le printemps a revêtu son habit de verdure
Et partout dans la nature, tout renaît à la vie
Après un long hiver et ses jours de froidure
Qu'il est doux d'entendre les premiers gazouillis.
Et les premiers bourgeons timorés apparaissent,
Et les premières fleurs, et le premier gazon
Des nids d'oiseaux fébriles que le soleil caresse
Essaiment dans la campagne, jusques à l'horizon.
La frêle chrysalide qui fut longtemps captive
Sort petit à petit du fragile cocon,
Et la métamorphose de la terrible hydre
S'achève par l'éclosion d'un très beau papillon.
De douces mélodies s'élèvent des essaims,
Où des armées entières d'abeilles virevoltent
Et ces milliers de pattes où le pollen est ceint
Passeront-elles de la ruche la si étroite porte?
Les têtards affamés dans les mares verdâtres,
De leurs énormes yeux, cherchent l'insecte mort
Qui sur l'onde huileuse de ces eaux disparates
De son envol, n'a pu prendre l'essor.
Et la vie dans la vie fiévreusement s'installe,
Et après d'effroyables balbutiements
Cette fresque grandiose, secrète comme un charme
Provoque dans la nature un éblouissement!
Un éblouissement de couleurs fantastiques,
Dont les yeux éperdus dans le ravissement
Transportés par l'extase, par cette oeuvre biblique
Comme ensorcelés se ferment lentement.
Et dans le frais murmure de la nuit qui s'avance
Une petite brise par son souffle léger,
Transporte les odeurs de cette renaissance
Merveilleux parfums du printemps qui renaît,
Dans l'atmosphère ivre de toutes ces essences
Mélange éphémère d'un instant mordoré.
Printemps saison de la magnificence,
Tu es comme une mère qui attend son premier né.

 

 

 

 




Éric Malpas. ©

14:59 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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