20/11/2007

Le passage.

Le passage.




Comme une bête blessée agonisante
Seule sous un soleil cruel je meurs
Je me laisse emporter par un tourbillon
Et je revois ma vie avec ses joies ses peines
Et je cours vers une lumière qui fuit devant moi.

Encore un instant une trêve que j'implore
Mais tout est fini la nuit descend lentement
Puis... plus rien
Et mes rêves s'enfuient de ma mémoire
La lune est déjà présente dans le ciel
Bizarre cette Lune qui me regarde fixement
Elle a la fixité de l'immense néant
Qui écorche la vie dans ses serres d'acier.

Non je ne veux pas le tube dans la bouche
Je ne veux pas non plus le drap sur mon visage
Pas plus que que les pleurs qui m'entourent
C'est fini dit une voix dans le lointain.

Et je sens une douceur m'envahir légère
Mon corps s'élève doucement et tournoie
Et une chaleur me pénètre
Je reste suspendu dans les airs
Tandis que j'entends le son d'un premier cri.

 




Éric Malpas.©

16:12 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.