20/11/2007

Le fou.

Le fou. 
Dans une camisole emprisonnant sa rage
Marmonnant d'interminables phrases entre ses dents
Un homme, accroupi dans le fond d'une cage
Jetait vers nulle part des regards inquiétants.
Dans le coin de ses lèvres une écume blanchâtre
Par saccades jaillissait comme l'eau d'un torrent
A ses pieds, coulait une flaque jaunâtre
Qui se dirigeait vers d'immondes excréments.
Une heure se passa, l'homme redevint calme
Mais il me regardait dans les yeux fixement
J'étais très mal à l'aise, et j'avais un peu peur
Car le regard d'un fou est très impressionnant !
Je n'osais pas parler, je n'osais pas bouger
Et sur ma peau mes poils se hérissaient
Et plus le temps passait et plus j'étais inquiet
Je me sentais par ce regard, comme hypnotisé.
Comment allais-je faire pour me sortir de là ?
Je n'aurais jamais dû venir dans cet endroit !
Et toujours ce regard que je sentais si proche
J'avais des sueurs froides, c'était vraiment atroce !
Je sentais le pouvoir de cet homme grandir
Un pouvoir démoniaque, terriblement puissant
J'étais horrifié je ne pouvais rien dire
J'étais redevenu un tout petit enfant !
Soudain, j'entendis une porte s'ouvrir
Un homme en blouse blanche s'arrêta devant moi
Et je m'entends encore lui dire je veux partir!
Vite vite il faut que je sorte de là !
Souvent je revois le regard de ce fou
Mais avec le recul, je me dis en moi même
Qu'un sentiment comme la peur peut rendre floue
La véritable image que le cerveau modèle !
J'avais été victime de mon imagination
Et ce pauvre être seul n'était pas un démon
Seulement un pauvre diable ayant perdu la tête
En prise chaque jour à d'immenses tempêtes !



© Éric Malpas.

15:22 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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