20/11/2007

La tempête.

La tempête 
Pendant que des enfants observaient attentifs 
Un vieil homme en riant ravaudait des filets 
Près de l'âtre dormait, un gros matou poussif 
Qui à chaque seconde risquait de s'étouffer. 
La mer était énorme et grondait au lointain 
La plage était déserte et il faisait très froid 
La tempête soufflait depuis tôt le matin, 
Et avait emporté quelques arbres et toits. 
Mais le vieux loup de mer en avait vu plus d'une ! 
Et tirant sur sa pipe, il chantait des refrains 
Ceux que tout bon marin fredonne sur la hune 
Et qui bercent les âmes jusqu'au petit matin. 
Les enfants quant à eux, n'étaient pas rassurés 
Ils écoutaient le vent qui frappait à la porte 
De gros nuages noirs fuyaient dans les nuées, 
Et déversaient sur terre une pluie âpre et forte. 
Et des éclairs puissants fusaient de tous côtés 
Embrasant de leur feu, la nuit sombre et farouche 
Les enfants avaient peur, ils étaient très inquiets 
Et aucune parole ne sortait de leur bouche. 
Alors le vieux marin s'approcha lentement 
Et leur dit à voix basse, venez là les enfants 
Plus près encore que je vous réconforte, 
Et laissons au dehors le monstre qui s'exhorte. 
Les enfants sur ces mots s'endormirent joyeux 
Il plut toute la nuit, mais au petit matin 
Un beau soleil tout neuf brillait dans le ciel bleu 
Un bel astre du jour magnifique et serein. 
Éric Malpas. © 

10:52 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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