20/11/2007

La fleur du Bosphore.

La fleur du Bosphore.  
Sur les coteaux fleuris que baigne le Bosphore,  
Dans ces prés parfumés où les cieux font éclore  
Cent fleurs au teint vermeil  
Près des sables dorés où la lame assoupie  
Baigne, en se répandant sur la roche accroupie  
Les nacres au soleil,  
J'ai choisi la plus belle, une riche anémone  
Qui penchait son front pur, comme fait la madone,  
Avec humilité,  
Et qui, pourtant superbe, étonnait ses compagnes  
Et remportait au loin dans toutes les campagnes  
Le prix de la beauté.  
On aurait pu chercher dans les plaines ventées  
A l'ombre des palmiers aux branches écartées  
Sous les bois d'acajou ;  
Jamais on n'eût trouvé de semblable merveille,  
Galbe aussi délicat, corolle aussi vermeille ;   
Jamais pareil bijou.  
Jamais un hidalgo, le soir, sous la charmille,  
Après un fandango dansé sans la mantille,  
Me disais-je en rêvant,  
A sa brune Lola dont les cheveux ruissellent,  
Le sein bondit d'amour et les yeux étincellent ;  
N'offrit un tel présent.  
Jamais un roi jaloux que l'amour environne,  
Un beau lys en émail,  
Ne vit en son palais une fleur aussi belle  
Que la fleur du Bosphore à la large prunelle ;  
Aux lèvres de corail  
Éric Malpas.©  

14:45 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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