20/11/2007

Déchéance.

Déchéance.  
Oh ! funeste existence comme je te maudis  
Toi qui dès que l'on naît ouvres déjà la tombe  
Tu t'acharnes ainsi jusqu'à la mort et puis  
Sur d'autres êtres tu projettes ton ombre.  
Pourquoi faut-il souffrir ici bas sur la terre ?  
Pourquoi faut-il haïr ? pourquoi faut-il aimer ?  
As-tu vraiment le droit de faire et de défaire  
Le fragile destin de notre humanité !  
De quel droit ouvres-tu le profond précipice !  
Sans daigner seulement demander notre avis  
Tu roules et tu grondes et en nous tu t'immisces  
Tel un impétueux flot qui jamais ne tarit !  
Aie le courage au moins de regarder en face  
Tes victimes exangues ayant perdu la foi  
Cheminant à tâtons, vers tes contrées de glace  
Vastes contrées arides d'où l'on ne revient pas !  
Que de fois ai-je vu monstre aux yeux rougis  
Naître et prendre forme, ta cruelle esquisse  
Qui de ses jets puissants absorbe toutes vies  
En leur faisant subir un atroce supplice !  
Hélas ! tous ces propos ne sont que des chimères  
La constante implacable poursuit son vil labeur  
Et nous allons, vaincus, vers ce noir cimetière  
Vers notre déchéance qui nous remplit d'horreur !  
Éric Malpas.©  

14:55 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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