20/11/2007

Dans un sombre logis.

Dans un sombre logis.




Dans un sombre logis, où la promiscuité
Étale ses souillures et son vil désespoir
Dans un quartier sordide où sévit la misère
Proche d'une gare où ne passe aucun train
La vie n'est pas facile pour les ventres affamés !
Et des coupe-jarrets, déambulent le soir
Un homme accroupi veille sa vieille mère
À la faible clarté d'une lampe d'étain.

Dans la rue pas très loin, quelques enfants s'amusent
Ils paraissent heureux et malgré leur maigreur
Ils jettent des cailloux sur des boites de fer.
Sont-ils conscients de leur bien triste sort ?
Vivre une telle existence, à la longue ça use
Avec rage ils luttent et oublient leur malheur.
Mais devront-ils toujours respirer le même air ?
Ils n'ont que leur jeunesse pour unique trésor !

Dans un sombre logis, la mort rôde et plane
Et la lumière du jour ne l'éclaire jamais !
Dans son lit, la vieille dame attend la mort
Et l'homme à son chevet lui tient la main.
La chambre sent mauvais de très gros rats y flânent
Ils ont senti l'odeur de ce corps décharné
Et, tandis qu'au dehors souffle le vent du nord
L'homme pour survivre, mange un morceau de pain.

 




Éric Malpas.©

16:27 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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