21/08/2006

Extraits de textes de mon premier recueil de poèmes (Les orages et les beaux jours).

                     Ô TORRENTS! Ô FORÊTS

 

 

           Ô torrents! Ô forêts! Ô retraites profondes

           Ô espaces vitaux qui attendez tapis

           Loin des bruits des cités les âmes vagabondes

           Venant se fondre en vous chers coins de paradis

 

 

           C'est loin des grandes villes que l'esprit se retrouve

           A l'état de nature nu comme un nouveau-né

           C'est loin de la cohue furibonde et absurde

           Que l'être humain voudra toujours aller

 

 

           Ô rivages lointains du ventre maternel

           Ô sein gorgé de lait Ô très chère mamelle

           Pourquoi faut'il qu'un jour notre propre destin

           Loin de toi nous arrache et ailleurs nous appelle

 

 

           Cherchons dans la nature ce ventre disparu

           Cet amour maternel Ô douceur angélique

           Ô torrents! Ô forêts! chants d'oiseaux éperdus

           Que ne cesse jamais votre belle musique

 

 

 

                                    LE FRANCE

 

 

            Nous avions un joyau il s'appelait le France

            Capable de croiser sur tous les océans

            Paquebot prestigieux de notre chère France

            Dans le coeur des français il est toujours présent!

 

 

            Egal au panthéon et à l'arc de triomphe

            Semblable à versailles éblouissant palais

            Son nom à fait vibrer les plus grands de ce monde

            Car c'était un vaisseau unique inégalé!

 

 

            De nos jours le France s'appelle le Norway

            Et cela fait longtemps qu'il quitta Saint-Nazaire

            Vers d'autres horizons un jour il est allé

            Mouiller dans d'autres ports vaincu et solitaire!

 

 

             Nous n'oublierons jamais ce paquebot mythique

             Qui n'aurait jamais dû être abandonné

             Aujourd'hui il est loin nous sommes nostalgiques

             Mais dans nos souvenirs il ne mourra jamais!

 

 

                                      SIMILITUDES

 

            Avez-vous remarqué lorsque le jour se lève

            Tout est calme et puis imperceptiblement

            Les bruits naissent et la nuit qui s'achève

            Laisse la place au jour inexorablement !

 

 

            Cela se fait sans trêve sans aucun artifice

            Tout simplement et c'est ainsi depuis toujours

            Une à une les pierres construisent l'édifice

            Et il en est de même pour la nuit et le jour !

 

 

            Avez-vous remarqué que la mer le matin

            Ressemble à un miroir à l'apparence huileuse

            Alors que vers le soir ses reflets de satin

            Se changent en une image déformée et houleuse !

 

 

            Ces exemples résument en un seul mot la vie

            Lorsque l'on vient au monde c'est le jour qui se lève

            Et puis le temps passant on aperçoit la nuit

            On sait que l'on est vieux c'est la vie qui s'achève!

 

 

                  MES RÊVES ENFANTINS

 

 

    Lorsque j'étais enfant souvent je m' evadais

    Très loin vers des contrées magiques et féeriques

    J'étais bien dans ces lieux emplis de bonnes fées

    Riant avec des nains aux couleurs fantastiques

 

    Et ces petits bonhommes joyeux et sympathiques

    Me donnaient des bonbons comme eux bariolés

    Je les voyais en songe et toutes leurs mimiques

    N'ont pas pris une ride malgré le temps passé

 

    Lorsque j'étais heureux ils faisaient des grimaces

    Et lorsque j'étais triste ils faisaient tous la moue

    Lorsque j'étais fiévreux ils posaient de la glace

    Sur mon petit corps frêle sur mes brûlantes joues

 

    Et ces contrées lointaines respiraient le bonheur

    On vivait dans les rires on ignorait les pleurs

    C'était des endroits merveilleux idyliques

    Remplis d'amours profonds éternels et mystiques

 

    Aujourd'hui j'ai grandi mais je reste attiré

    Par ces rêves enfantins tenaces en mon âme

    Et même si leurs feux ont céssé de brûler

    dans mon coeur j'en conserve les magnifiques flammes !

 

 

                            CHEZ L'ANTIQUAIRE

 

 

        C'est un endroit magique mystérieux sympathique

        Où des milliers d'objets attendent patiemment

        Pêle-mêle amoncelés sous la poussière antique

        Ô fragiles objets que vous êtes charmants

        On y trouve de tout des vieilles porcelaines

        Des fichus de grands-mères des poupées de chiffon

        Des fers à repasser des bouchons des bouteilles

        Et de très vieilles étoffes où sont peints des griffons

        Il y a des tableaux dans l'ombre qui sommeillent

        Des vieux poêles à bois sentant la suie ancienne

        Des cuillières des verres de la belle vaisselle

        Des fourchettes usées et des tapis de laine

        Et dans ce fouillis de vieilles vieilleries

        Les objets les plus modestes côtoient les pierreries

        Opales diamants améthystes et rubis

        Cela paraît absurde et pourtant c'est ainsi

        Il y en a pour tous les goûts

        Babioles banales meubles en acajou

        Tapis orientaux vieilles lampes à bec

        Alambics serpentins et collections d'insectes

        C'est un monde à part où le rêve est roi

        On sent beaucoup d'odeurs et on se sent chez soi

        J'aime bien cet endroit car il me réconforte

        Mais l'illusion disparaît quand j'en franchis la porte

        C'est un endroit magique mystérieux sympathique

        Où des milliers d'objets attendent patiemment

        Pêle-mêle amoncelés sous la poussière antique

        Ô fragiles objets que je vous aime tant

 

 

            LES VARIATIONS DE LA COMMUNICATION

 

 

             Les grands auteurs ne savent pas parler

             Les beaux parleurs ne savent pas écrire

             Les plus grands maux restent toujours muets

             Et les beaux mots sont difficiles à dire

             C'est pour cela que l'expression humaine

             Par la chanson ou bien par le poème

             Livre plus facilement ses états d'âme

             Artificiellement comme un parfum de femme

 

 

                         

 

 

                    

             

              

        

                     

 

 

            

 

 

        

        

        

       

 

 

 

                    

                   

 

 

               

            

 

 

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            

 

 

 

 

 

 

18:56 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

je préfère ceci ... à l'automobile mais c'est une question de gout!
je te souhaite une bonne fin de soirée
bise

Écrit par : baby | 21/08/2006

bravo pour tes poèmes

Écrit par : laura | 09/04/2007

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