21/11/2007

L'aigle.

L'aigle.





L'aigle prit son envol, fier, majestueux
Les ailes déployées il planait solitaire
Sa large envergure flottait dans le ciel bleu;
Dont l'ombre vaguement venait mourir sur terre.
L'oeil aguerri et vif pour détecter les proies
Il scrutait sans relâche son vaste territoire
Un léger vent soufflait, sur les monts et les bois
Au lointain s'élevait; une fumée très noire.
C'était un incendie qui avait pris là bas
Entre deux collines, et un petit village
Des hommes et des chevaux on entendait les pas,
Tandis que le feu, redoublait avec rage.

II

Providentiellement le sinistre avorta
Car soudain un orage, sur la terre tomba
C'est alors que le feu, doucement s'éteignit
Et qu'enfin le soleil put sortir de la nuit.
L'aigle se rapprocha lentement du village
Qui jouxtait les abords d'une grande forêt
Il aperçut alors un animal sauvage,
Qui fuyait en tous sens; égaré et blessé.
C'était un lièvre éloigné de son gîte,
Chassé par la chaleur du terrible brasier
Le rapace savait, qu'il fallait faire vite
S'il voulait le saisir dans ses serres acérées.

III

Il commença d'abord par observer sa proie
Qui se dissimulait dans l'épaisseur de l'herbe
L'horizon s'enfuyait, là bas vers les grands bois
Rattrapé par le feu qui s'élevait en gerbes.
Soudain un cri strident, déchira l'atmosphère
L'aigle venait de fondre sur le pauvre animal
D'un puissant coup de bec, il acheva le lièvre
N'ayant pu s'extirper du piège fatal.
Puis le rapace rapidement s'éloigna
En emportant dans les nues sa sanglante victime,
La mort avait frappé une nouvelle fois
Mais avait repoussé la terrible famine.

 





Éric Malpas. ©

10:45 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

À tous ceux qui sont morts pour la France.

À tous ceux qui sont morts pour la France.



À tous ceux qui sont morts pour la France
Qui n'ont jamais revu leur terre leur patrie
Ceux dont le souvenir fait pleurer le silence,
Jamais ne cessera l'errance de vos cris !
Vous qui fûtes fauchés dans les champs de bataille
Livrant à la mitraille vos plus belles années
Souvenons-nous de vous héroïque marmaille,
Car enfants vous partîtes dans l'enfer des charniers.
Votre sang a fait couler des océans de larmes
Et aujourd'hui encore lorsque l'on pense à vous
Que ce soit une mère un parent une femme,
Ces larmes douloureuses recoulent sur leurs joues.
Souvenons-nous ! Têtes blondes enfants sages
Vous qui fûtes mêlés à l'horreur des canons
Vous auriez préféré vos beaux livres d'images,
Vous n'eûtes à la place qu'enfer et damnation.
Les enfants de la guerre ont droit qu'à leur tombeau
Les enfants de la paix accrochent le drapeau
Ce drapeau tricolore nous remplissant d'orgueil,
Mais qui parfois hélas ! appelle le cercueil.
Je dédie ce poème à tous ces inconnus
À ces braves soldats que je n'ai jamais vu
Gloire à vous tous qui avez foulé aux pieds,
L'ennemi ravisseur de notre liberté.
Enfants de notre France à jamais éternelle
Enfants de la patrie nous sommes fiers de vous
Vous qui dûtes affronter la souffrance et la haine,
Gloire à vous tous enfants... qui êtes morts pour nous !

 




Éric Malpas.©

10:30 Écrit par Po dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/11/2007

La pluie.

La pluie.




Vite ! Vite ! il faut rentrer
La pluie commence à tomber
C'est la fête des parapluies
Et des escargots aussi
Le soleil est dissimulé
derrière de gros nuages
Au lointain la mer déchaînée
Fait mugir ses vagues sauvages
Dans les cours d'eau la truite chasse
Dans son nid jacasse la pie
Tandis tandis que partout la pluie
Chante son bel hymne à la vie.

 




Éric Malpas.©

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